13 novembre : la Journée de la gentillesse

 

La Journée internationale de la gentillesse trouve son origine dans un événement d’importance limitée en apparence, survenu à Tokyo dans les années 60.

Le recteur de l’université de l’époque, Seiji Kaya, avait surpris un usager du métro en dépasser d’autres dans la file et être alors victime d’une agression.

Le professeur vit dans cet incident l’emblème d’une évolution sociale en jeu, celle du développement rapide de l’après-guerre, où une jeunesse en manque de repères risquait de se perdre loin des idéaux traditionnels.

Il décida alors d’utiliser sa position pour canaliser toute cette énergie dans une nouvelle phase de construction sociale et, dans le discours qu’il tint à ses étudiants, il invita fièrement les jeunes à avoir le courage d’être gentils, à accomplir ces petits gestes qui pourraient déclencher une vague de gentillesse capable d’inonder toute la société japonaise dans le futur.

Cet événement sera plus tard à l’origine du Japan Small Kindness Movement, un mouvement dont la devise n’a jamais changé au fil du temps : « Faisons montre de la plus profonde gentillesse pour qu’elle devienne la norme et le fondement de la société japonaise. »

Des mouvements similaires sont apparus progressivement dans d’autres pays, pour converger en 1997 dans le World Kindness Movement. Vingt ans plus tard, le mouvement compte 40 pays adhérents, répartis sur tous les continents, et la Belgique en fait partie.

La Journée de la gentillesse invite donc à témoigner de petites attentions pour qu’elles deviennent des habitudes. Ce sont de petits gestes que nous connaissons tous, mais qui valent tout de même d’être rappelés.

Chaque jour, les occasions ne manquent pas, et ce, dès le matin. Voici quelques exemples :

 

  1. Laisser les gens sortir avant d’entrer : qu’il s’agisse de l’ascenseur, d’un moyen de transport public, de l’entrée de votre entreprise ou d’un magasin, la règle ne change pas : il faut céder le passage aux gens qui sortent avant d’entrer. Il convient toutefois de faire preuve de bon sens : si la personne devant entrer est en difficulté, en raison d’une météo pluvieuse ou de son âge, l’exception à la règle devient un acte de courtoisie nécessaire.
  2. Faire preuve de ponctualité : lors d’un rendez-vous, le fait d’éviter que la personne vous attende est synonyme de respect et de fiabilité. Personne n’est à l’abri d’un imprévu : si vous prévoyez un retard de plus de 10 à 15 minutes, il est fondamental d’en avertir la personne qui vous attend.
  3. Dès que l’occasion de faire un compliment se présente, n’hésitez pas. Cela arrive plus souvent qu’on ne l’imagine : nous apprécions le travail bien fait, une nouvelle robe ou un certain comportement, mais nous ne ressentons pas le besoin de féliciter un(e) collègue ou une personne qui le mériterait. Cette forme de pudeur doit être nuancée : un compliment mesuré et circonstancié est un cadeau qu’il est difficile de ne pas apprécier.
  4. À propos de cadeaux, si vous commencez déjà à observer les vitrines pour repérer des cadeaux de Noël en risquant de donner dans la facilité, souvenez-vous qu’un cadeau gentil est un cadeau qui témoigne du temps et de l’attention qui lui ont été consacrés : il ne doit pas être excessif, pour éviter de mettre la personne mal à l’aise ; il doit être personnalisé, selon les goûts de son destinataire et le rapport que vous entretenez avec lui ; et enfin, il doit être bien emballé, pour que le plaisir commence dès que vous l’offrez.